Agenda 21.06.12

 

OK, dans les jours passés et à venir, The Offsprings et Smashing Pumpkins reviennent avec un nouvel album chacun. Mais parler de cinquantenaires qui se prennent encore pour des skateurs ou d’un des groupes les plus chiants et colériques de la scène rock avec Oasis, ça ne m’intéressait que moyennement. Voici un agenda moins mainstream, et choisi avec patience et passion.

Si, comme moi, vous étiez au Hellfest le WE dernier, impossible de passer à côté : Gojira sort L’Enfant Sauvage le 25 juin, tous les T-shirts du staff du festival l’annonçaient. Grosse promo pour le plus international des groupes métal français : enregistrement à Los Angeles, signature chez Roadrunner Records … Gojira c’est LA grosse bête (de scène) qui monte, qui monte. Ils n’en gardent pas moins les pieds sur terre, puisqu’au lendemain de leur signature sur un des plus gros labels américain de métal, ils annoncent un titre d’album en français. Une manière de réaffirmer l’exception française et que, même si les Etats-Unis leur ont tendu les bras, ils n’en oublient pas moins d’où ils viennent.

Avec L’Enfant Sauvage, Gojira est loin de renier son identité et nous propose toujours leur son, reconnaissable entre mille : un technical death metal lourd, pesant et épique. Le groupe reste fidèle à ses thématiques : la nature, l’écologie, l’ésotérisme, la pureté de l’être … Le titre de l’album le reflète bien.

Et il faut leur reconnaitre une chose, c’est que Gojira est le seul groupe de death qui sait me faire ressentir de la tristesse avec sa musique, sans forcément passer par l’ambiant, le doom ou l’usage du piano. Le riff mélancolique du single L’Enfant Sauvage nous le prouve.

Le dernier Gojira, L’Enfant Sauvage, est donc prévu pour lundi prochain, le 25, chez RoadRunner.

 

On reste dans la mélancolie, pour un tout autre style avec le, disons, « hip hop expérimental » de Lorn. D’abord signé sur le label de Flying Lotus, Brainfeeder, Lorn est aujourd’hui chez Ninja Tune, autre label à pépites du genre, comme Amon Tobin. Ask The Dust, son dernier album, est à la fois puissant et envoûtant. Une musique posée, mais abrasive. Une sorte de prophétie de l’Apocalypse, mais avec la promesse de l’expiation.

Comme de l’Amon Tobin finalement, c’est assez down tempo, c’est froid, mais sacrément envoûtant. On se laisse hanter par Ghosst(s).

Ask The Dust est donc sorti lundi dernier sur Ninja Tune.

Revenons au rock, mais restons abrasif. A Place To Bury Strangers ont sorti leur dernier album, Worship. Murs de reverb en perspective pour « le groupe le plus bruyant de New York », parait-il. Des nappes de guitare à la shoegaze, des crissements, des crépitements et des guitares qui gémissent comme dans tout bon album de Noise Rock, Worship sait aussi étonner. Non, A Place To Bury Strangers ne font pas que dans la saturation et les décibels. Le titre Dissolved vire à la ballade new-wave, And I’m Up sonne très post-post-punk, un peu à la Franz Ferdinand, mais sauce APTBS, faut pas non plus déconner !

On va s’écouter You Are The One, le premier single, qui résume assez bien cette évolution : oui c’est noise, mais pas que.


Un délicieux mélange de sexe, de violence et de bolides dans ce clip, une sorte d’étrange alliance entre Dario Argento et Gaspar Noé.

En tout cas, Worship, le dernier album de A Place To Bury Strangers, a fait une entrée bruyante dans le rayon CDs lundi dernier.

Et on finit l’agenda en douceur avec le folkeux Glen Hansard. Vous avez peut-être pu le voir dans les films The Commitments ou Once, vous avez pu l’entendre au sein de The Frames ou de The Swell Season, le voici désormais en solo. Bon, que les fans des groupes précédents se rassurent, la recette ne change pas : sa voix, sa guitare, du piano, du violon. Pas de virage artistique en perspective. On peut souligner toutefois une chose innovante : c’est probablement son album le plus calme et introverti jusque-là. Non pas qu’il était rock’n’roll avant, mais il avait des morceaux qui venaient des tripes, comme Say It To Me Now.

Ici, Rhythm and Repose nous berce de bout en bout, la guitare est toujours caressée, la batterie effleurée. Un album à écouter un soir de mélancolie, ou en amoureux pour une soirée romantique.

 Rhythm and Repose, le premier album solo de Glen Hansard, est arrivé comme une plume dans les bacs lundi dernier.

 

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