Agenda – 14.06.2012

Innocence, quand tu nous tiens… À l’approche des (vrais !) beaux jours, on ne compte plus les perles de jolie pop cadencée, qui s’enchaînent et qui s’enfilent… Et alors, je dirais, pourquoi pas ?

 Avant d’attaquer l’Angleterre par les trois bouts de sa couronne, je ne présenterai pas Para One, producteur du dernier album des Birdy Nam Nam, mais Para One l’artiste, le dynamiseur discret.

Depuis lundi dernier, Jean-Baptiste de Laubier nous donne sa lecture amoureuse du monde. Tel un Petit Prince des temps modernes.

Parmi les déclarations de cette Passion, il y a Lean On Me. Un florilège très malicieux, très efficace de ce qui se fait de mieux dans le microcosme électro. Voix passée à l’Hélium, caisses claires, distorsion des sons dans une espèce de ping-pong numérique, copinage avec le hip-hop (merci Teki Latex) et même un final dubstep

Tout est bon dans le Para One, le grand frère Jedi, l’ambitieux modèle de toutes les petites frappes de la french touch.

 

 In Our Heads peut être leur album le plus universel. Alexis Taylor et son boys band sont prêts à ratisser large, un peu trop large même à mon goût. Les deux chanteurs, Alexis mais aussi Joe Goddard, sont au bord des larmes.

De retour au pays de l’électro kitsch, Hot Chip représente un sérieux concurrent pour Sébastien Tellier, dans la course à la meilleure prédication de l’été. Amour à la plage ou violence des coups de soleil. L’un comme les autres ont fait leur choix. De jour comme de nuit, c’est Night & Day.

 

 Orlando Higginbottom embrase la toile du web (avant celle du parasol) depuis plusieurs mois avec une dance music spatiale et efficace.

Gueule d’ange notoire, à mi-chemin de Calvin Harris et de David Bowie, Totally Enormous Extinct Dinosaurs fait la une du magazine Tsugi ce mois-ci, la toute première de sa jeune carrière, mais sûrement pas la dernière.

Quatorze titres honteusement simplistes, quatorze ambiances furieusement différentes, quatorze tubes à picorer dans cet album Trouble, sorti lundi dernier. Bref, de quoi affirmer sans se mouiller que ces temps-ci, en terre anglaise, le surnom de petit prodige a rarement été aussi bien porté.

 

 Honte à moi. Jusqu’à ce 11 juin, je ne savais rien de Maxïmo Park. Il y a pourtant une voix puissante, celle de Paul Smith. Puis, il y a un groupe, aussi énergique que ses voisins Franz Ferdinand, mais aucun des deux n’a à souffrir la comparaison.

Nés dans les années 2000, si tous deux sont devenus incontournables, c’est grâce à leur joli partage de la scène. Paul Smith et Alex Kapranos ne jouent pas sur les mêmes plates-bandes. Sobriété et guitares tout devant pour le premier. Exubérance et esprit cynique pour le second.

Un conseil : l’excellent clip qui illustre le morceau Hips and Lips, dans lequel on voit un fan chanté à tue-tête devant sa webcam. L’acteur, c’est Thomas Turgoose, une vraie belle gueule d’English, déjà remarqué dans le film This Is England.

Il assure ici la promo avec une totale sincérité. À l’image de l’album.

À la semaine prochaine !

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