Agenda 10 mai 2012

En cette première semaine post-élections présidentielles, fini la langue de bois ! Décryptage des dernières sorties sur l’échiquier musical, le tout pour vous aider à faire votre choix.

C’est d’actualité, les gouvernements s’enchaînent, tout comme les contenus des bacs. Avec un titre d’album parfait pour faire la transition, Belleruche nous surprend avec Rollerchain. Sorti le 7 mai sur le label Tru Thoughts, le nouvel opus du trio anglais mélange les conceptions musicales. Soul, trip-hop, électro… pour leur quatrième candidature au top des charts, leur programme surprend, mais devrait récolter, sans conteste, la majorité des voix. Le teaser de l’album pour éveiller votre conscience pro-Belleruche.

Le maillon faible dans la chaîne musicale, le Cheminade de cette semaine en quelque sorte, c’est bien probablement Damon Albarn. Depuis des mois, le leader de Blur nous promet un album différent, une excursion spatiale pas banale, avec sa version studio de l’opéra – oui, j’ai bien dit opéra – Dr Dee. Le problème, c’est que les électeurs des charts, s’ils aiment à se faire surprendre, n’aiment pas trop quand on les prend pour des cons. Disons le franchement, même Damon Albarn ne peut pas paraître crédible en chantant la vie de d’un scientifique au temps d’Elizabeth I. Les scores devraient s’en ressentir, probablement avec un fort taux d’abstention. Pour ma part, ce sera vote blanc. On ne peut pas lui en vouloir, il y a de la passion, du travail, et un intérêt certain pour ce que les autres auraient tendance à balayer d’un revers de main. Un petit côté rêveur qui attendrit. The Marvellous dream.

Même s’ils ne se lancent dans la course à l’acheteur avec une semaine de retard, certains nous dévoilent leur programme musical. Onze titres pour Garbage et leur opus Not your kind of people. Sortie prévue pour lundi prochain, le 14 mai, et déjà la clameur pour les partisans du groupe. Après sept ans de silence studio et de désaccords, c’est un peu le retour de la gauche après plus de 30 ans d’attente. Le groupe est-il donc toujours notre kind of people, notre type ? Tout de costumes noirs, le quatuor joue la carte de l’austérité. Mais dès qu’on écoute, les propositions semblent beaucoup plus réjouissantes. Quoi ? Derrière ces vieilles carcasses, il y aurait une âme de djeuns, qui plus est, couplée à l’expérience musicale ? C’est ce qu’il semblerait du moins à entendre I hate love, électro rock saturée et bien menée. Man on a wire, plus punk rock, garde le rythme et mène la barque des américains. Bref, ils touchent un peu à tout, et le font bien. Ils devraient sans souci dépasser la barre des 5% et voir leur campagne remboursée, mais bon, c’est pas non plus supra folichon.

Enfin, le même jour, Simian Mobile Disco ne veut pas faire comme tout le monde. Son courant ? Unpatterns. Le duo londonien carbure à l’électrique et propose un son branché mais hors des sentiers battus. S’il était un politique, ce serait sans doute celui qui anime la toile avec des clips et des parodies. Un peu entre le SAV d’Eva Joly et l’Anticapitaliste de Poutou. Ça donne une intelligent dance music d’outsider, qui prêchera surtout les convaincus. A noter les accointances de James Ford avec de bons partis, comme Arctic Monkeys ou encore Peaches and Klaxons, dont il est le producteur.

Publicités
Tagué , , , , , , , , , , , ,

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s