Psyché-folk, entre transe et renaissance

Il y a ceux qui grattent leurs cordes d’acier, et ceux qui préfèrent planer. Et puis, parfois, il y en a qui mêlent les deux. A la fois folk, à la fois psychédélique, leur univers onirico-mélodique révèle l’âme de leur musique, la musique de leur âme.

Le psyché-folk, c’est quoi ? Des guitares que l’on débranche, des instruments acoustiques, sur lesquels on ajoute des éléments psychédéliques. Alors non, il ne suffit pas de fumer des champignons ou se prendre un cachet de LSD pour faire de la musique psyché, mais il est vrai que l’on retrouve dans l’ambiance des notes une atmosphère de transe, généralement induite par les substances illicites. Au-delà d’une simple affaire d’ambiance et de matériel, le psyché-folk transcrit les idéaux de la génération des 68ards.

Le psyché folk, c’est quand ? Ca a démarré à peu près en même temps que notre émission. Au début des années 60, alors que les Beatles démarraient sur les scènes allemandes. Pour entrer dans l’analyse pointue et oublier aussi vite qu’on l’a dit, on dit le terme a été utilisé pour la première fois en parlant du groupe The Holy Modal Rounders quand ils ont repris la chanson de Lead Belly, Hesitation Blues. Le phénomène s’est alors développé et amplifié aux États-Unis, notamment avec 13 Floor Elevators, et en parallèle en Angleterre, pour mieux s’essouffler – avec la déferlante hippie – dès le début des années soixante-dix.

Non, le psyché-folk n’est pas mort. C’est vrai, pendant près de trente ans on l’a enterré et on lui a préféré le vrai son branché de l’electric folk, on l’a rendu mainstream, loin des ambiances étrangement planantes de son pendant psyché. Le groupe folk T-rex cartonne, les Beatles chantent toujours leurs balades, et on oublie presque qu’il existait.
Et puis, alors qu’on ne l’attend plus, il revient sous différentes étiquettes : le freak folk, le new weird america. Si l’appellation n’est pas très flatteuse, au final, je ne sais pas si les artistes le prennent si mal que ça quand on les classe dans cette catégorie, parce que de grands noms de la musique actuelle y figurent. Anthony and The Johnsons, Animal Collective, Grizzly Bear, Panda bear, Cocorosie… Est-ce pour autant la même psyché folk que dans les années de flower power ? Il semblerait que les expérimentations soient plus poussées encore avec des influences de pop baroque ou encore de musique d’avant-garde.

Bref, une fois de plus, ma musique nous montre qu’elle fait partie d’un éternel recommencement, mais qu’elle saura, quand elle est bien menée, toujours nous surprendre.

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Une réflexion sur “Psyché-folk, entre transe et renaissance

  1. […] tout est folk. Et du coup, ça se décline un peu partout : indie folk, folktronica, freak folk, psyché folk, folk métal, folk progressif, néo-folk, anti-folk (qui malgré son nom n’est pas forcément un […]

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