Déshabillons la Nu-rave !

Il est temps de remettre les pendules à l’heure, surtout qu’avec le passage à l’heure d’hiver le week-end dernier, vous devez être pas mal déboussolés. Alors parlons peu, mais parlons punk !

Du garage aux amplis crasseux et aux guitares mal accordées, toujours calées sur des accords majeurs lourds de revendications politiques et de cris nasillards et intoxiqués à l’alcool fort et/ou aux drogues (au choix), le genre se décline, jusqu’à atterrir sur la scène hybride où se mêlent rock, pop, disco, funk, dub, et bien d’autres.

Parmi les nombreuses ramifications du tronçon punk, on retrouvera (entre autres) le pop-punk, style Green Day, le post-punk, style Franz Ferdinand, le glam-punk, le emo…

Les notes du punk et leur spectre de possibilités s’étirent ainsi de façon quasi infinie. De quoi y perdre nos pinceaux.

Exemple même de cette imbrication complexe : la nu-rave, genre né d’une blague faite aux journalistes par le groupe des Klaxons.
Non, leur musique n’est pas new wave, elle est new rave, lancent-ils. Un subtil glissement sémantique que la presse s’empressera de reprendre pour étiqueter un peu plus les genres.

Qu’est-ce dont que la new rave ?

Schématiquement, c’est nouveau, c’est fluo et ça fonctionne vraiment dans ces soirées qui vendent du rêve chimique, chimérique, music(al).

Moins schématiquement, la nu-rave, c’est The Sunshine Underground et The Klaxons ; c’est Shitdisco et LCD Soundsystem ; c’est New Young Poney Club et c’est Hadouken ! ; mais surtout, la nu-rave, c’est un grand écart entre punk et post-punk.

D’un côté, les premiers s’inspirent du mouvement punk d’origine (un son agressif, centré sur des guitares tout aussi tordues que les soubresauts des chanteurs/crieurs) qu’ils mènent avec des beats, des samples et sonorités synthétiques pour en faire un produit dansant.
Ceux-là, ils nous concoctent de la dance-punk.

De l’autre, les seconds poussent un peu plus le post-punk dans ses retranchements. Les accents disco sont mis en valeurs autour de la basse, la batterie se fait charleston, et par-dessus tout cela, on y ajoute une couche électronique.
C’est du madchester à la sauce house.

Quoi qu’il en soit, les deux sous-genres du sous-genre du genre punk (oui oui), ont un point commun : ils portent haut les couleurs fluo du punk new wave.

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