Stone, le rock est stone …

Histoire de redémarrer la saison MWB tranquillou-pépère, je vous propose de vous détendre et de vous initier au stoner rock. Un stoner, en anglais, c’est un fumeur de pet’, quelqu’un qui est constamment stone. Dans les genres musicaux nourris aux drogues, on a aussi le rock psychédélique et l’acid rock. Bah le stoner, c’est aussi un peu tout ça.

                Le stoner rock, c’est le descendant direct des Black Sabbath, donc du heavy metal, mais il va reprendre au rock psyché ses rythmiques hypnotiques et ses riffs lancinants, comme a su le faire le groupe Blue Cheer, un autre parent direct du stoner.

                Faut s’imaginer, le stoner – le gars, pas le genre – il est pas sous speed ou ecstasy. Il fait pas dans le speed metal, le glam rock ou je ne sais quoi. Nan, le stoner il se gratte le bidon assis dans son canapé avec une barbe de 5 jours en s’écoutant des vinyles. Il a une chemise à carreaux et des santiags, tatouages sur les bras et il a pas pris de douche récemment. Il roule dans une décapotable rouge avec des flammes jaunes sur les côtés, il slalome entre les cactus en faisant s’élever un nuage de sable derrière lui. C’est ça le stoner.

                Donc c’est pas que la drogue et les trips spatiaux, le stoner – le genre, cette fois -, c’est la chaleur du désert. C’est pour ça que des groupes de stoner mais clean, préfèrent le terme de « desert rock », car stoner ramène trop à la drogue. Et parmi les grands groupes de desert rock, nous pouvons citer Kyuss, qui engendrera plus tard les Queens of the Stone Age et Fu Manchu, des références dans le genre.

                Qu’il soit donc stoner ou desert, ce rock-là est plus que rock puisqu’il puise beaucoup dans le heavy metal, mais pas assez metal puisqu’il puise dans le rock psyché et acid, on l’a dit, mais aussi dans le grunge, le doom, le punk ou le rock sudiste. A propos du doom, c’est en fait du stoner au ralenti. Sauf que le doom est apparu avant ; le stoner, c’est donc du doom en plus rapide, mais pas trop rapide non plus, sinon c’est du metal. Et alors que le metal est plus cash, plus incisif, le stoner lui, est plus groovy. S’il est pas groovy, donc plus brutal, mais tout de même lent, c’est du sludge metal. Vous suivez ?

                Vous l’aurez donc compris, le stoner c’est un mélange savamment dosé, sinon c’est plus du stoner. Mais c’est aussi cette position inconfortable, un peu le cul entre deux chaises, qui fera que le stoner sera pas énormément reconnu, car difficilement étiquetable et puisant un peu trop de ci de là. Le stoner, on en entendra finalement vraiment parler qu’avec Queens Of The Stone Age. Sauf que QOTSA, c’est déjà plus trop du stoner, et c’est juste du rock, certes groovy et avec des riffs légèrement baignés dans le stoner.

                Mais ce n’est pas pour autant que le stoner est un genre cloisonné et renfermé sur lui-même, puisqu’il a été dit que ses influences sont variées, ce qui permet donc un éventail tout de même large de stoner, qui se permet d’être parfois plus rock, parfois plus punk, parfois plus sudiste, parfois plus desert, parfois plus stone, parfois plus FM, parfois plus ambiant. Un sous-genre un peu pris au piège des monolithes qui l’entourent, mais qui sait se diversifier et survivre depuis sa naissance au tout début des 90s.

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