Quand le rock entre en Fusion

Fusion des atomesCette semaine, je m’attaque au genre ultra vaste de la Fusion. Ultra vaste, car la Fusion, à la base, c’est le simple mélange de genres musicaux. L’essence même de MWB en fin de compte ! Blues-rock, dancepunk, disco house, deathcore, country rap, ska, metal indus … tous font partie de cette grande famille qu’est la Fusion.

Le mélange des genres a été initié en 1969 par un groupe français (hé oui !), Magma, qui mélange jazz, soul, rock, classique, opéra et musique d’Europe de l’Est. Avec tant de styles différents, pas moyen ici de les classer autrement que comme de la « fusion ».

Pratiquement tous les morceaux passés depuis la toute première émission de MWB peuvent être considéré comme étant de la fusion. Pour notre rubrique, on va étayer un peu, ou sinon on y est encore demain !

 Le terme « Fusion » est plus souvent employé pour définir :

  • Soit le jazz-rock (ou jazz fusion)
  • Soit ce qu’on appelle tout simplement « fusion », le mélange entre le rock, le funk et le rap. Et encore là, ça reste vaste ! Il y a de nombreux sous-genres, qui ont tous leur nom, et finalement un groupe sera nommé « fusion » quand il proposera un genre qui n’a pas encore de nom, ou qui ne rentre pas tout à fait dans une ou l’autre des catégories. Comme pour Magma.

C’est de cette dernière « fusion » que je vais vous parler (funk, rap, rock). On vous réserve une rubrique jazz fusion pour un autre jour !

La première chose à savoir c’est que le rock’n’roll en soit est déjà une fusion, celle entre le rhythm and blues et la country. Par la suite, le blues s’est également mêlé au rock vers les années 70.

Mais c’est vraiment dans les années 1980 que le terme « fusion » commence à apparaitre, pour définir le mélange rock, funk et rap d’un nouveau petit groupe (à l’époque), les Red Hot Chili Peppers. Plus de 20 ans plus tard ils restent encore un des groupes-phare du genre, avec Faith No More, né dans la même décennie, ou Rage Against The Machine, apparu au tout début des années 90, qui rappe également, à la basse tout aussi funky, mais dont la guitare se la joue légèrement plus métal.

Un autre exemple de Fusion, celui du hard rock et du rap, fait son apparition en 1986 avec le featuring d’Aerosmith et Run DMC pour le titre Walk This Way. La même année sort Licensed to Ill des rappeurs blancs des Beastie Boys, dont les morceaux comme You Gotta Fight For Your Right ou No Sleep Till Brooklyn sont loin de renier le rock puisque c’est le guitariste de chez Slayer (groupe de trash metal) qui accompagne le morceau. On a donc du rap-rock, où le rap se rapproche petit à petit du rock.

Quelques groupes de Néo-Métal peuvent également se revendiquer de la fusion, puisque nombreux sont ceux qui ont mis du rap, ou du DJing, ou les deux, dans leur métal, comme Limp Bizkit, Linkin Park ou Incubus (à ses débuts),  et chez les français, Pleymo ou Enhancer.               

Un genre vaste, donc, auquel il est difficile de dresser une réelle chronologie et d’étudier en détails toutes ses variantes, puisqu’au final, la « Fusion » s’efface derrière les sous-genres qu’elle a enfanté.

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