Jeff Buckley : 30 ans de vie, presque autant de musique, 1 album … et des années de postérité assurées

Hé oui, le mondialement connu Jeff Buckley n’a qu’un unique album à son actif, Grace, sorti en 1994, Année de la mort de Kurt Cobain, qui s’est très vite trouvé un remplaçant : nouvelle gueule d’ange, visage anguleux, chemises kakis et chemises de bucheron, il fait craquer les filles, et il meurt jeune : 30 ans. Un destin copié collé !
Retour sur une carrière, finalement courte de son vivant, mais qui se poursuivrait presque encore aujourd’hui.

Jeff BuckleyCalifornien né en 66, Jeff Buckley commence à jouer dès ses 13 ans avec sa guitare reçue pour Noël. A partir de là, c’est le parcours habituel de tout ado et sa guitare : des groupes entre potes, des concerts aux soirées chez les uns et les autres ou au lycée. Mais Jeff va bien plus loin, il rejoint l’orchestre de jazz de son école pour développer et varier son jeu, puis en 1984 il intègre la Guitar Institute of Technology de Los Angeles, où il passe près de 17h par jour à s’entrainer.

En 90, il déménage pour New York, et joue dans des petits clubs de la ville. Un premier EP sort en décembre 93, Live at Sin-é, capturant 4 morceaux d’un Jeff Buckley en solo dans un café de New York. S’ensuit une petite tournée solo en Amérique du Nord et en Europe, puis une tournée avec un groupe. Entre temps, Jeff entre également en studio avec son groupe et le producteur et ingénieur son Andy Wallace (Slayer, Nirvana, Sonic Youth, Prince, Bruce Springsteen, RATM, System Of A Down, Patti Smith, Stereophonics, etc.). Au programme : 7 originales, dont Last Goodbye, et 3 reprises, dont la plus connue Hallelujah, originellement de Leonard Cohen. L’album sort durant l’été 94, pendant que Buckley et son groupe sont sur les routes. Un peu moins d’un an plus tard, il gagne le Grand Prix International du Disque, attribué par le président de France Culture et un jury de producteurs et journalistes. On l’aime bien en France et il y est même disque d’or.

En mai 96, il troque sa guitare pour une basse pour le groupe d’un ami, et en décembre il tourne en solo, avec de nouveaux morceaux, lors de concerts non annoncés. Ces nouveaux morceaux, et d’autres, il les enregistre également en studio l’année suivante avec ses camarades pour un second album à venir, nommé My Sweetheart, the Drunk. Chacun rentre chez soi, mais Jeff reste à Memphis pour continuer à travailler d’arrache-pied sur l’album. Fin mai 97, il rappelle son groupe pour continuer à enregistrer : le 29, Jeff attend l’atterrissage de leur avion. Rien de tel qu’une petite promenade le long d’un affluent boueux du Mississippi, et de s’y baigner tout habillé. Quelques brasses et le passage d’un bateau plus tard, son corps s’engouffre sous les eaux, et ne sera retrouvé que six jours plus tard.

Columbia Records prévoit déjà un album posthume pour Octobre 97, mais sa mère s’y oppose. Elle reprend elle-même ce projet avec Chris Cornell, récemment sorti de Soundgarden, et pas encore dans Audioslave, un bon ami de Jeff. En mai 98 sort l’album Sketches for My Sweetheart the Drunk, double album rempli des premières sessions d’enregistrement et des démos du second album qui était en préparation. Puis s’ensuivent également des sorties régulières de CDs live.

Une vie brève, intensément musique, et tristement tragique, de quoi faire un bon film, n’est-ce pas ? Ca sera bientôt chose faite puisque depuis juin dernier, deux films sur sa vie sont annoncés : l’un avec Robert Pattinson dans le rôle titre (youhou…), et l’autre, Greetings from Tim Buckley, un film d’avantage axé sur les relations crispées entre Jeff et son père.

Publicités
Tagué , , , , , , , , , ,

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s