David Bowie, caméléon du rock

Astronaute junkie à la fin des sixties, hippie songwriter en pleine folie Peace & Love, créature asexuée ou lézard tiré à quatre épingles, je vous le dis… Bowie est un E.T.! 

David Jones commence à jouer du saxo à l’âge de 13 ans. Il quitte l’école à 16 pour faire du graphisme et de la musique. Il devient David Bowie en 1966, quand un autre David Jones, chanteur des Monkeys devient une star mondiale.

Bowie, c’est aussi le nom que Davy Crockett donnait à son couteau… Mais si, vous savez, le petit garçon avec son chapeau en peau de renard ! 

Fruit de ses délires avec une troupe de mime et de son travail d’art expérimental, Bowie fait de son Space Oddity le tube de l’année 69 en Angleterre. C’est aussi la première pierre de son édifice musical. Suivra en 1975 son premier numéro 1 aux USA avec Fame, écrit avec John Lennon.

Toujours là où l’oreille ne l’attend pas, Bowie nous ouvre la même année son chapitre soul funk édulcoré avec l’album Young Americans.

Après la pluie de chœurs gospels et de rythmes disco vient le temps du doute avec l’énigmatique Station To Station. Ces allées et venues hors du temps, au-dessus des nuages de la mode, c’est ce que j’appelle la magie Bowie.

Comme OSS 117, cet homme ne vit pas d’eau fraiche et d’aventure. Il est une aventure.

Station To Station, loin des portraits auxquels il nous avait habitué, affiche une image en noir et blanc. Sans concession. Elle est tirée du film de Nicholas Roeg, L’Homme Qui Venait D’Ailleurs, dans lequel Bowie vient de jouer. Son titre, rouge et compacté, s’impose à nous comme un message crypté. Un mot de passe pour traverser le rideau de fer…

Avec la trilogie d’albums Low, Heroes et Lodger, c’est en effet la période berlinoise qui débute. Ziggy l’androgyne perd ses fans, et Bowie n’est plus seulement hors du temps : il est hors de lui

Personnage à la maigreur maladive et à l’allure aristocratique, Bowie joue à fond la provoc en multipliant les déclarations sur ses capacités à devenir Premier ministre et dictateur en Angleterre. On plonge avec lui dans le dur et le franc-jeu. Le glam rock et les mélodies hyper sophistiquées sont décidément bien révolus. 

David Bowie poursuit l’éclosion de sa carrière avec Let’s Dance en 1983. Produit par Nile Rodgers du groupe Chic, cet album lui offrira enfin sa première vraie rencontre avec le grand public. 

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