The Animals : les bêtes de la scène blues rock

The AnimalsHouse Of The Rising Sun, une balade folk au compositeur inconnu, passée de doigts en doigts et de bouche en bouche au fil des années, et parmi ces doigts et ces bouches, ceux et celles de Bob Dylan, Dolly Parton ou encore Nina Simone, mais devenu un tube interplanétaire avec The Animals, dont il est devenu le morceau emblématique.

Au-delà de la succession de notes lancinantes qui ouvrent et accompagnent le morceau, et qui sont bien souvent identiques à chacune des reprises du titre, deux traits principaux démarquent cette reprise de toutes les autres : la voix d’Eric Burdon, et l’orgue synthétique d’Alan Price.

C’est d’ailleurs lorsque les deux se sont unis, lorsqu’Eric Burdon a rejoint le Alan Price Rhythm and Blues Combo en 1962, que The Animals est né. Avec des noms de groupe comme ça, on est sûr de deux choses : on aura des influences rhythm and blues et une prestation sauvage. C’est en effet suite à leurs premiers concerts et à leur énergie scénique qu’ils furent baptisés ainsi, notamment grâce à la voix du chanteur, aujourd’hui 57e du classement des 100 meilleurs chanteurs de tous les temps par le Rolling Stones magazine, et adulé par des petits novices comme Jim Morrison, Robert Plant, Iggy Pop ou Bruce Springsteen.

Le rhythm and blues, et le blues tout court, sont les sources principales d’inspiration du groupe, et la marque de fabrique de toute une vague musicale, le British Blues, au sein de laquelle se mêlent rock blanc et blues noir. En même temps que faire partie de cette vague de British Blues, The Animals s’inscrivent aussi dans la British Invasion, un terme désignant par-là le succès massif des groupes anglais sur le sol américain, parmi lesquels, bien sûr, les Beatles, les Rolling Stones, les Who, les Kinks, et plus tard Queen et Led Zeppelin. En novembre 1964, The Animals posent pour la première fois le pied en terre yankie, au rythme des cris stridents des groupies.

Un succès phénoménal et flamboyant, rythmé par des reprises aussi diverses que variées (Boom Boom du bluesman John Lee Hooker ; Don’t Let Me be Misunderstood de la reine soul Nina Simone – autre énorme succès du groupe) mais aussi bien entendu des compositions personnelles, comme We Gotta Get Out Of This Place, sorti en 1965, un des premiers tubes écolo de l’histoire de la musique dénonçant la pollution et l’esclavagisme industriel. Mais un peu plus tôt cette année-là, Alan Price avait quitté le groupe, et en 1966, Eric Burdon dissout le groupe, puis apparaissent les groupes Eric Burdon and the Animals ou encore The New Animals, et de l’autre côté the Alan Price Set, mais nous ne nous attarderons pas sur ces détails !

Une carrière fulgurante et brève au final, un peu moins de trois ans, mais qui leur aura suffi pour marquer l’histoire du rock, et de la musique en général, à jamais.

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