Antony & the Johnsons, entre X et Y

Dans le monde transgenre de M. Hegarty, la musique est reine. Coiffée d’une voix séraphique, elle porte pour uniques apparats un piano et quelques instruments à cordes. Sur scène, elle se fait échappée belle.

Entre psychéfolk et blues, entre X et Y, Antony & the Johnsons, c’est une histoire d’alchimie. « A collision between joy and a sense of hopelessness » nous dit le chanteur. Entouré de ses six électrons, le personnage d’Antony se livre. Fuit les sentiers battus.

En 2001, trois ans après la sortie de leur album éponyme, l’EP I Fell in Love With a Dead Boy exemplifie bien les thèmes chers à ces britanniques d’outre monde. Ambivalence poussée à l’extrême, le chanteur aborde la culture queer avec pudeur et sincérité. Un univers touchant, duquel transpire la sensibilité exacerbée d’Antony Hegarty.

Parvenue jusqu’aux oreilles de Lou Reed, la nébuleuse d’émotions explose alors. Après l’EP The Lake [2004], qui confirme le potentiel du groupe, un deuxième album, I Am a Bird Now [2005], reflète l’intérêt que le monde musical prête à ces extra-terrestres. S’y trouveront les contributions de Lou Reed, Rufus Wainwright ou encore Boy George.

Les plus grands noms du moment s’inviteront alors sur leurs prochaines jaquettes. Bjork, Dido, CocoRosie… Autant de participations qui signent la reconnaissance d’un groupe, mais surtout d’un leader. Atypique, inquiétant, perturbant d’humanité et de talent.

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