Electronica… C’est un mot qu’on dirait inventé pour…

Des mélodies denses, des sons polyphoniques… l’electronica n’est pas spécialement faite pour bouger le popotin, à l’inverse de sa jumelle, la dance music.

Les sons électroniques en tous genres commencent à former la base d’une vaste refondation de la music pop à la fin des années 70′, puis deviennent la clé pour élargir l’éventail entre la pop music et le rock des années 80′.

Historiquement, le terme d’electronica est adopté au milieu des 90′ pour décrire une immense variété de styles musicaux. A partir de là, le genre inclut des productions aussi bien populaires qu’underground. L’electronica ne reste donc pas très longtemps l’enfant d’artistes marginaux et élitistes.

Des producteurs d’Intelligent Dance Music (IDM), comme Goldfrapp ou Björk avec les albums Post en 1995, puis Homogenic en 1997, se rendent responsables de son intrusion dans la culture pop.

Mais, un versant plus abstrait existe. Il est peuplé d’artistes comme Autechre ou Aphex Twin. Ils jouent à fond la corde électronique avec un tempo généralement plus lent que la techno, mais tout de même accompagné de battements formant un rythme.

L’electronica ne ressemble ni à l’electro dansante, ni à la musique ambiante. Son approche est plus expérimentale car plus ouverte sur le monde. Des musiciens pour la plupart basés à Bristol, comme Tricky, Massive Attack et Portishead fusionnent ainsi les textures electro avec le hip-hop et les rythmes R’n’B, pour former plus tard le trip-hop.

Accusée d’aridité et d’inhumanité, l’electronica apprend à s’affranchir des rythmes déstructurés et se rapproche aussi bien d’une certaine forme de psychédélisme planant, avec Boards of Canada, que du néo-classicisme avec Murcof.

Elle finit par être très mélodique, flirtant avec le folk ou, à l’opposé, centrée sur les bruits, les parasites et les défaut technologiques. Ces deux approches tendent à se mêler.

Mentionnée pour la première fois à l’occasion d’une compilation incluant des artistes techno de Detroit, aux USA, l’electronica a su échapper à cette Motor City en déclin pour imposer sa vitalité, son paradoxe d’une musique « anti-danse » mais tout aussi excitante.

 

illustration : Draft 7.30, Autechre, 2003.

Publicités
Tagué , , , , , , , , , , , , , , ,

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s