Le Disco, autant de facettes révolutionnaires

Revenons aux sources d’un style trop souvent réduit à des boules à facettes et des paroles aguicheuses. Le Disco.

Arrivée à point nommé, cette musique futuriste tire son succès d’une autre révolution : les discothèques, ces pièces closes où se retrouvent les jeunes pour échanger danses et phéromones.

Dérivée du funk et de la soul principalement, la musique disco surfe sur la vague boîte de nuit, et embauche ses Disc Jockeys pour robotiser ses rythmes. Les sons qui émanent de ces instruments digitaux semblent si novateurs qu’à ses débuts, on présente le Disco comme expérimental. Majoritairement guidée par une ligne de basse et des vibrations électro, une voix soul au discours très inhabituel se fait alors entendre.

Elles chantent, elles sont noires, ils chantent, ils sont gays. Le phénomène Disco est un genre qui met en avant les différences. Clips kitschous, paillettes, pattes d’eph et déguisements outranciers mis de côté, d’aucuns discerneront sa portée symbolique. Sa capacité à abattre les frontières. Le genre ouvre la voie à des minorités – Donna Summer et les Village People en tête de liste -, efface les limites. Sexuelles et sexuées. On entend des homos qui chantent des machos, des hétéros qui chantent comme des filles, des femmes qui s’habillent en homme, bref, le Disco, c’est un joyeux pot-pourri. Culturellement et musicalement.

Alors pendant plus de dix ans, la frénésie Disco se poursuit. Partout où l’on passe résonnent des paroles résolument sexy, incitant à la débauche, à la fête. Critiquant les modèles sociétaux aussi.

Puis, inévitablement, ça retombe comme c’est monté, comme un soufflé. Le Disco se perd dans ce qui faisait son originalité. Après l’explosion du genre dans les années 76-77, les oreilles se lassent. Overdose de couleurs, de chorégraphies, de sons qui se ressemblent tous.

Mais le Disco ne dit pas son dernier mot. Avec lui, c’est une génération de musiciens qui créera, inventera et renouvellera le genre. Hi-NRJ, house music, electro-pop, funk… autant de bourgeons prêts à fleurir des décennies de mélodie.

Quelques noms pour enrichir notre discothèque : Giorgio Moroder, producteur de Donna Summer, Cerrone, Gloria Gaynor, et plus récemment Scissor Sisters ou encore Mika.

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